Nos portraits

Annie

Annie

Portrait d'accompagnatrice

Je m’appelle Annie, j’ai 59 ans. Lorsque j’ai pris ma retraite, j’ai décidé de m’investir auprès des jeunes enfants, mission à laquelle mon métier dans une banque ne me prédéstinait certainement pas ! Depuis toujours grande lectrice, j’ai choisi de faire partager aux enfants ma passion du livre et de l’écrit.
Comment intervenez-vous auprès des enfants ?
Accompagnés d’un adulte référent (assistante maternelle ou parent), les enfants se regroupent sur ou autour d’un tapis de lecture, espace convivial et rassurant. Mon intervention dure de 20 à 30 mn où alternent lecture de livres, comptines et chansons sur un thème choisi (le printemps, le cirque, la ferme…)
Il s’agit bien d’un tapis de lecture, on n’y raconte pas d’histoires mais on y lit des livres, colorés, sonores …. adaptés au très jeune âge des participants. Le choix en littérature jeunesse est très vaste et d’excellente qualité.
A quel âge, justement, peut on participer aux Tapis de lecture ?
Chacun lit des livres à ses enfants dès leur plus jeune âge. La lecture en groupe est pour eux un peu plus compliquée à aborder. Mais dès que l’enfant tient assis et peut rester attentif 10 à 15 mn, il est prêt à participer à un Tapis de lecture ; « attentif » à cet âge ne veut pas forcément dire « assis sagement » ; les enfants peuvent circuler librement dans l’espace tout en écoutant, les comptines et chansons sont là pour ramener l’attention de l’enfant sur le livre.
Après, il n’y a pas d’âge pour s’arrêter. Les bénévoles de l’association Lire et Faire Lire dont je fais partie assurent des lectures dans tous les espaces de vie des enfants, de la petite enfance à la préadolescence, dans une démarche axée sur le plaisir de lire et la rencontre entre les générations.
Qu’est ce que les tapis de lecture apportent aux enfants ?
Tout petits, les enfants ont une grande soif d’apprendre. Le livre les fascine, et pas seulement les belles illustrations mais aussi la poésie des mots, très présente dans les albums pour les tout petits. Souvent les plus grands ( 18 mois à 3 ans ) répètent les mots du livre derrière moi, ils s’imprègnent ainsi non seulement du sens de l’histoire mais également du vocabulaire utilisé.
C’est une démarche à laquelle l’assitante maternelle doit adhérer si on veut que ça fonctionne. C’est bien le duo, enfant /adulte qui participe à ses lectures. Les assistantes maternelles lisent beaucoup de livres aux enfants , mais cette démarche est complémentaire de leur action et prépare les enfants à leur future vie d’écolier.
Lorsqu’on retrouve en maternelle les enfants habitués aux Tapis des bébés lecteurs, on reconnait immédiatement leur qualité d’écoute, l’intérêt qu’ils ont développé pour l’écrit, la diversité de leur vocabulaire.
Comment met-on en place ce type d’animation?
Très simplement. Souvent, c’est le bouche à oreille qui fonctionne. Une association d’assistantes maternelles recommande son lecteur à une autre association en demande. Si on ne connait personne, on peut aussi s’adresser à la coordination départementale de l’association Lire et Faire Lire, présente sur tout le territoire français, qui va chercher parmi ses bénévoles la personne prête à intervenir. Les bénévoles sont membres soit de la Ligue de l’Enseignement, soit de l’UDAF. Et tous reçoivent une formation adaptée à leurs besoins.
Pour conclure, je peux dire que je ne regrette pas ce choix d’activité pour ma retraite. Le contact avec les enfants est enrichissant et rafraichissant. Je salue l’engagement des assistantes maternelles qui sont conscientes de leur responsabilité dans l’ éducation des enfants qui leur sont confiés. Et comme la motricité ou l’éveil musical, souvent proposés par les associations dans lesquelles j’interviens, la découverte de l’écrit et du plaisir de lire sont essentiels pour une bonne construction de l’enfant.

Huguette Bagourd

Huguette Bagourd

Assistante maternelle depuis 2003

Présentation
Née à Paris le 19/12/1959, maman de 4 enfants de 37 à 17 ans, arrivée à St-Malo en 1991.

Comment êtes-vous devenue assistante maternelle ?
Des rencontres et discussions avec d’autres assistantes maternelles… et trois enfants en bas âges.

Comment concevez-vous ce métier ?
Dans l’échange et la confiance.

L’image de l’Assmat a-t-elle changé aujourd’hui ?
Oui. Nous sommes reconnus comme de vrais professionnels avec une convention collective, des droits et des obligations comme tout salarié.

Que pensez-vous de la formation continue?
Que du bien ! A ce jour nous avons accès dés la première heure de travail au droit à la formation sur notre temps de travail au même titre que tous. Nous avons également le choix de nous former et d’évoluer dans notre profession via les formations mises à notre disposition par l’association ILLE ET RANCE ainsi que le R.P.A.M de notre secteur.

Quel est votre regard sur le R.PA.M. de votre secteur ?
A titre perso l’équipe du r.p.a.m de notre secteur est très dynamique, toujours dispo, à notre écoute, agréable, ces dames se démènent pour nous proposer activités, conférences et pleins d’autres choses… Merci à vous, Mesdames.

L’idée de professionnaliser d’avantage notre métier est d’actualité, qu’en pensez vous ?
Je ne pense pas que professionnaliser notre métier peut être une inquiétude ce qui me gêne vraiment c’est la « non obligation » de suivre d’autre formation lors de notre carrière professionnelle. Nous avons obligation de suivre une formation initiale avant tout accueil mais après. Notre façon de travailler a beaucoup évoluer ces dernières années, nouvelles normes, consignes, le relationnel avec les parents etc… si nous allons à toutes ces conférences, formations, soirées ou matinées d’échanges c’est pour que « nos » petits profitent de nos nouvelles compétences.

Qu’est-ce qui vous motive dans ce métier ?
Mes motivations et plaisirs sont l’échange que m’apporte « mes » petits. J’aime les voir grandir, s’épanouir, rire… être bien dans leurs baskets quoi !

Quelles sont les raisons qui rendent difficiles cette profession ?
Lorsque « la mayonnaise » ne prend pas. Dans ce cas là j’ai l’impression d’un grand ratage.

Vous faites partie de l’association, qu’est-ce qui vous amène à vous investir ainsi ?
J’aime le concept du bénévolat, de pouvoir échanger avec d’autres personnes de notre métier mais pas que…

Un moment ou une image à retenir ?
OUI ! Notre formation à PARIS super moment de partage.

Que diriez-vous en conclusion ?
A part quelques moments de doutes, je suis très fière d’être Nounou « euh pardon » assistante maternelle. A plus !

Aurore

Aurore

Portrait de parent

Présentation
Je m’appelle Aurore, j’ai 30 ans. J’élève seule mon petit garçon Hugo, âgé de 20 mois. Je suis artisan coiffeur depuis 7 ans à Rothéneuf.

Lorsque vous avez décidé de reprendre le travail, avez-vous eu le choix de mode d’accueil de votre enfant ?
Non je n’ai pas eu vraiment le choix de mode de garde de mon enfant, compte tenu de mes horaires de travail, seule une assistante maternelle pouvait correspondre à ma demande.

Qu’est ce qui vous a convaincue de confier votre enfant à Pascale ?
Lors de ma première visite chez Pascale, le contact est tout de suite bien passé. La proximité, l’environnement, la maison et le jardin étaient très bien entretenus, cela m’a donné tout de suite confiance. L’intérieur de la maison est accueillant, propre et de nombreux jouets à disposition. Nous avons aussi parlé des repas et Pascale m’a dit qu’elle faisait tout maison, cela m’a conforté dans l’idée que mon enfant serait en sécurité, bien nourri et épanoui chez Pascale.

Y a-t-il eu des moments de tension ou des difficultés à surmonter durant l’accueil ?
Aucune même si au début je n’étais pas rassurée de confier mon enfant à une inconnue, mais Pascale a su me mettre en confiance. Elle a supporté mes appels répétés « au début » sans jamais me montrer un signe d’agacement.

Jugez vous que votre entente est cordiale ?
Oui notre entente est très cordiale et sincère.

Quelles étaient vos attentes par rapport à ce type d’accueil ?
Mes attentes étaient qu’Hugo soit en sécurité dans un bon environnement, qu’il puisse évoluer avec d’autres enfants. Qu’il ne soit pas enfermé toute la journée, qu’il prenne l’air ! Enfin quand je le dépose et que je le récupère avec un grand sourire, cela est la meilleure preuve que j’ai fait le bon choix.

Utilisez-vous un cahier de transmission ?
Nous n’utilisons pas un cahier de transmission, mais cependant Pascale me fait un compte rendu tous les soirs de la journée et pour ma part je pense que c’est suffisant.

Conseilleriez-vous Pascale à d’autres parents ?
Oui je la conseillerai sans hésiter. Mon fils est heureux chez Pascale et elle a toujours été de bon conseil à mon égard et je souhaite à tous les parents d’avoir la chance d’avoir une nounou comme Pascale.

Pascale a un poste de responsabilité dans une association d’assistants maternels, avez-vous échangé à ce propos ?
Oui nous en avons un peu parlé lors de ses réunions.

Si vous deviez améliorer quelque chose à l’accueil, qu’est ce que ce serait ?
Honnêtement pour ma part je ne vois rien à améliorer aux vues de ma situation familiale. Pascale est parfaite pour moi et Hugo.

Conclusion
J’ai eu de la chance d’avoir une place chez Pascale, pour Hugo. Il est chaque jour très heureux de s’y rendre. Pascale est une excellente nourrice et je suis persuadée qu’elle aime son métier et qu’elle le fait avec plaisir. Hugo est très heureux dans la famille de Pascale car même son mari et leurs enfants sont adorables avec les petits.

Marie Dubois

Marie Dubois

Annimatrice RPAM

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duboisPrésentation
Je suis éducatrice de jeunes enfants depuis 2005. J’ai débuté en crèche parentale et en parallèle j’animais un espace jeu. J’ai donc très rapidement travaillé avec des assistants maternels. Depuis 2010, je suis animatrice en Relais Assistants Maternels.

Lorsque vous avez débuté au RAM, avez-vous suivi une formation particulière ?
Ma formation de base (EJE) est plutôt tournée vers le développement de l’enfant, la psychologie, la pédagogie… Au démarrage du RAM, j’ai été formée par d’autres animatrices aux spécificités du métier. J’ai également suivi des modules de formation (droit du travail, méthodologie de projet, analyse de pratique, animation de réunion…). Je continue à me former plusieurs jours par an dans le cadre de mon travail. A titre personnel, je complète mes connaissances avec des lectures, des conférences… J’ai la chance de travailler au sein d’une équipe de 4 animatrices cela nous permet de nous former mutuellement aux nouveautés.

Comment définiriez-vous le rôle d’un RAM ?
Le rôle d’un RAM est cadré par une lettre circulaire de la CNAF. Les deux missions principales sont d’informer parents et professionnels de la petite enfance et d’offrir un cadre de rencontre et d’échange des pratiques professionnelles. D’un point de vue plus personnel, je dirai que le RAM est un outil intéressant pour créer du lien et une dynamique autour de la petite enfance sur un territoire. C’est un « plus » pour les parents et pour les assistants maternels.

Quelles sont ses missions ? Comment sont-elles perçues par les assistantes maternelles ?
Les missions du RAM sont vastes, et chaque relais en développe plus particulièrement une partie. Dans notre RAM, nous avons beaucoup mis l’accent sur le cadre d’échange des pratiques professionnelles, et nous multiplions les offres qui permettent aux assistants maternels de se retrouver et d’échanger: ateliers d’éveil, soirées professionnelles, matinées d’échange, soirées créatives, moments conviviaux… Il n’y a aucune obligation pour les assistants maternels de notre territoire de fréquenter le RAM. Aussi, certains assistants maternels « utilisent » tous les services du RAM, d’autres viennent uniquement pour des rendez-vous d’information sur les droits, ou au téléphone… et certains ne font pas du tout appel à nous.
Avant le démarrage du RAM, certains professionnels ont eu peur que l’on prenne partie dans la relation employeur/ salarié. Aujourd’hui ces craintes sont en majorité dissipées, car nous faisons très attention de rester neutre dans l’information que nous donnons aux parents et aux assistants maternels.

Diriez-vous que le RAM est complémentaire d’une association d’Assmat ?
Il existe de nombreuses associations « d’assistantes maternelles » avec des objectifs divers… Au RAM, j’ai la chance de travailler plus particulièrement en partenariat avec une association qui gère un espace jeu. Ce travail est intéressant, car je les accompagne en animant l’espace jeu une fois par semaine, sans imposer ma façon de faire. J’y apprends beaucoup. D’autres proposent aux assistants maternels une aide sur leur statut de salarié (contrat, assistance juridique…) et /ou l’organisation de formations, de conférences…. Cela vient donc en complément du service RAM. C’est important que le tissu associatif soit vivant pour que chacun puisse bénéficier de plusieurs réseaux, d’un panel de services…

Quelles sont les qualités, selon vous, d’une animatrice de RAM ?
Pour moi, une animatrice RAM (ou un animateur!) doit avoir une bonne qualité d’écoute et d’observation, un grand respect (notamment vis à vis de la neutralité de l’information et des choix éducatifs de chacun) , et un petit grain de spontanéité!

Etre animatrice de RAM est-il un métier en devenir ?
Comme beaucoup de métiers du secteur sanitaire et social, le métier d’animateur RAM ne peut exister sans financement public (communes, communauté de communes, CAF…) Son avenir dépend donc des politiques publiques en la matière. Ces dernières années, l’accompagnement des assistants maternels et le développement de l’offre petite enfance ont été très encouragés. Dans le département de l’Ille et Vilaine, de nombreuses créations de postes de RAM sont prévus dans les années à venir.

Quel est le travail que vous effectuez avec les parents ?
Pour les parents comme pour les assistants maternels, il n’y a pas d’obligation de contacter le RAM. Les parents nous contactent souvent pour des informations sur la recherche d’un mode d’accueil ou sur l’embauche d’une assistante maternelle. Notre rôle est de répondre à leurs questions, mais également de les accompagner dans leur recherche, dans leurs démarches, notamment sur leur projet d’accueil pour leur enfant. Nous accompagnons aussi des parents au sein des ateliers d’éveil, surtout des mamans en congé parental.

On parle de plus en plus de professionnalisation, ne pensez-vous pas que les assistantes maternelles sont déjà des professionnelles de la petite enfance ?
Oui, les RAM doivent contribuer à la professionnalisation des assistants maternels, c’est une de nos missions. Contribuer à la professionnalisation, pour moi, cela signifie donner les moyens à des professionnels de s’informer, de se former, d’échanger. Je ne suis pas là pour leur apprendre leur métier, mais pour créer un cadre qui leur permet de trouver des ressources utiles dans leur travail. Pour certaines, c’est une aide pour mettre à jour le site internet, pour d’autres une écoute au téléphone quand elles rencontrent une difficulté, pour d’autres encore, des échanges sur le développement de l’enfant… Moi aussi, je suis dans une démarche de professionnalisation et j’apprends au contact des parents et des assistants maternels…et des enfants aussi!